Les différents tarots :

Il n'y a de mauvais tarots, que les tarots qui ne symbolisent rien ou qui n'évoquent rien à leurs utilisateurs, nous en reparlerons dans l'explication de la méthode de lecture.
Tout d'abord, la qualité d'un tarot est liée à l'utilisation que l'on en fait, et à la relation qu'entretient le tarologue à son jeu.  Pour utiliser le tarot comme outil de recherche des lois naturelles, la polémique est grande. Les érudits du tarot se posent l'éternelle et peut-être la stupide question : les plus anciens sont-ils les meilleurs ? Ce qu'il semble acquis, c'est qu'au fil du temps, selon les copistes, les tarots se sont parfois simplifiés ou dégradés, parfois enrichis par les connaissances en tant qu'initiés que certains occultistes ont voulu introduire, les enrichissant de vérités ou d'erreurs même le plus souvent. Dans cette recherche on aboutit à une prolifération vertigineuse de cultures de tarots. Très communément, on estime le «Tarot de Marseille» de Paul Marteau, édité par Grimaud comme la base la plus reconnue d'étude, mais surtout il s'agit de la plus utilisée. Certains ont été enrichis par des occultistes, les plus connus en la matière sont l'Eteila, le Wirth, le Papus, celui des «Bohémiens» et le Crowley. Il y en a d'autres, c'est une affaire de choix. Chacun des auteurs de ces tarots ont généralement écrit sur leur tarot pour en expliquer la substantifique moelle, où y insérer leur propre doctrine de leur compréhension personnelle du monde. D'autres sont plutôt exotiques.
Certains ont cherché à développer une esthétique, mais dans le cadre de la recherche de l'inspiration : Tarot de Dali, Médiéval Tarot, les tarots type «new age» etc...
Pour utiliser le tarot en art divinatoire, l'expérience montre que c'est uniquement une affaire de séduction entre l'occultiste et son jeu, l'aspect esthétique, ou authentique, ou «usé» va donc donner de la valeur au jeu. Ainsi les premières catégories décrites chercheront à s'allier au tarologue par la voie intellectuelle, les autres par la voie intuitive, et dans le meilleur des cas la séduction se fera sur les deux.
Lorsque la dénomination tarot est apportée à un jeu, il faut entendre un jeu de 78 cartes comprenant 22 arcanes majeurs, et 56 arcanes mineurs. Parfois et même souvent vous trouverez uniquement les «mineurs».

La plupart des tarologues utilisent communément les mineurs. Parfois, d'un type de tarot à l'autre, on trouve quelques inversions d'ordre entre certaines cartes, et exceptionnellement des changements importants comme dans l'Eteilla. En dehors de cette règle de base, tout ou presque est permis. Mais on retrouve généralement la succession suivante :

1 : Le Bateleur,
2 : La Papesse, 3 : L'Impératrice, 4 : L'Empereur, 5 : Le Pape,
6 : L'Amoureux, 7 : Le Chariot, 8 : La Justice, 9 : L'Ermite,
10 : La roue de Fortune, 11 : La Force, 12 : Le Pendu,
13 : L'arcane sans nom,
14 : La Tempérence, 15 : Le Diable, 16 : La Maison Dieu,
17 : Les Etoiles, 18 : La Lune, 19 : Le Soleil,
20 : Le Jugement, 21 : Le Monde,
et enfin le Fou ou Mat.

Vous avez sinon des jeux qui portent le nom d' Oracle, dont les plus célèbres sont l'Oracle Belline, et le «Jeu de Mademoiselle Lenormand». Certains portent malgré tout l'appellation Tarot, sans en avoir la structure, comme celui d'Indira, cela n'enlève en rien à son efficacité divinatoire pour celui qui l'apprécie, où même l'étonnant tarot des couleurs.